L'ours et la louve

L'ours et la louve

Présentation du BDSM


Définition du BDSM

Le BDSM est le nom d'une philosophie que beaucoup partagent. Le mot BDSM est une combinaison de 3 acronymes, BD pour Bondage et Discipline, DS pour Domination et Soumission et SM pour Sado Masochisme. Considérer comme une grave déviance ou un jeu sexuel (orientation) par les institutions médicales. Les gens qui partagent cette philosophie vont avoir une relation où les joueurs vont, d'une façon consentante, partager le contrôle (jeu de Domination et Soumission) en utilisant des moyens de Bondage, de Discipline et de jeu Sado masochiste. Cette relation peut être à court (un jeu ou une session) ou à long terme (relation permanente type 24/7).


30/04/2017
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Le triangle BD / DS/ SM

Sources : http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f21defbdsm  et http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f23reltriang

Il n’y a pas une relation BDSM type mais une infinité, en fait autant que de couples BDSM. La relation BDSM est d’abord la relation entre une femme et un homme qui ont d’un commun accord décidé de faire un bout de route ensemble, c’est le couple qui fonde la relation BDSM et non la relation BDSM qui fonde le couple. Le monde du BDSM est vaste, il n’y a pas de Haute Autorité qui définit ce que doit être point par point la relation ni de Grand Prêtre apôtre de la pensée unique qui juge les bons et les mauvais. C’est un monde de liberté où chaque couple Maître/soumise est libre d’agir en fonction de ses envies de sa sensibilité pour peu que leur relation s’inscrive dans les frontières de ce monde. En voici quelques repères.

 

 Bondage-Discipline :

On peut être surpris de voir individualisé le bondage, un des éléments du jeu SM, pour l’associer à la discipline. En fait le bondage, action d’attacher la soumise, que ce soit avec des menottes d’acier, des bracelets de cuir ou dans des entrelacs complexes de cordes lors du shibari est une discipline du corps. Par le bondage le Maître s’approprie le corps de la soumise, il le plie à sa volonté, par le bondage la soumise s’abandonne au Maître, elle s’offre à lui. C’est par les règles qu’il lui impose que le Maître la lie à lui, c’est par les directives auxquelles elle se soumet que la soumise s’attache au Maître. Dominer c’est être au dessus de l’autre, non à la manière d’un dictateur hystérique ou d’un bourreau sanguinaire, mais par la force de son esprit, par son contrôle de la situation. Se soumettre est remettre à l’autre les clefs de son corps et de son esprit, non pour devenir un pantin désarticulé, un gastéropode décérébré, mais pour apprendre à marcher, pour se libérer.

La domination est alors l’art de guider la soumise, de la pousser à donner le meilleur de ce qu’elle a en elle pour la conduire là où inconsciemment elle veut aller.

La soumission c’est l’acceptation du pouvoir libérateur de l’autre.

 

Sado-Masochisme :

 L’aspect SM est la partie émergée de l’iceberg BDSM qui lui vaut sa réputation sulfureuse. Mais il ne faut pas confondre la relation purement sado-masochiste et le volet sadomasochiste du BDSM.  Dans une relation purement sadomasochiste la douleur en est l’essence même. Celle-ci est recherchée comme source de plaisir sexuel que ce soit par le sadique ou par la masochiste. L’autre n’y est vécu que comme l’objet permettant d’atteindre ce plaisir, objet interchangeable, que l’on renie, souvent, une fois le plaisir atteint. C’est une douleur qui referme sur soi et éloigne de l’autre. C’est un plaisir que l’on prend de l’autre.  Dans la relation BDSM la douleur n’est pas univoque. Certes c’est la douleur souffrance tant physique que morale de la punition, douleur faite pour marquer certes le corps mais surtout l’esprit de la soumise. Mais c’est surtout la douleur subtile qui en faisant monter progressivement les endorphines conduit au subspace, c’est la douleur-plaisir qui déclenche l’orgasme, toutes les deux précieux joyaux qu’offre le Maître à sa soumise. La douleur est alors un signifiant de la relation et c’est par elle, entre autre, que se renforcent les liens entre le Maître et la soumise. C’est une douleur qui ouvre à l’autre et le rapproche de soi. C’est un plaisir que l’on offre à l’autre

 

Le Triangle BDSM :

Ainsi qu’il a été vu dans sa définition, le BDSM est l’association de trois concepts : Bondage/Discipline, Domination/Soumission, Sado/Masochisme. Ces trois éléments constituent les 3 pôles sur les quels la relation sera basée. Mais ceux-ci sont en constante interdépendance, une action dans l’un des pôles de la relation aura immédiatement une répercussion sur les deux autres pôles. On pourra alors représenter le BDSM par un triangle dont les angles seront les 3 constituants du BDSM, les côtés représenteront l’inter-relation qui unit deux constituants entre eux, le sommet du triangle sera évidemment le pôle domination/soumission. Toute relation qui s’inscrit à l’intérieur de ce triangle sera une relation BDSM. Il apparaît évident qu’une relation qui n’intégrerait pas une des composantes serait un dipôle en marge du BDSM, la relation purement axée D/s et discipline que certains nomment « cérébrale » en est l’exemple le plus classique. De même une relation qui ne se limiterait qu’à une des composantes serait hors du champ BDSM, la relation sadomasochiste en est l’exemple type. Il appartient à chaque couple de se positionner à l’intérieur du triangle en fonction de ses désirs, de ses aspirations et de sa plus ou moins grande attirance vers l’un ou l’autre des pôles. Cependant il faudra savoir garder un équilibre entre les diverses composantes, plus la relation sera proche du barycentre du triangle plus elle sera stable à l’inverse plus elle privilégiera un des aspects plus celle-ci sera déséquilibrée et risquera de glisser progressivement hors du triangle.


30/04/2017
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Maître VS Dominateur

Source : http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f22habdom

Le Maître et le dominateur sont, en apparence du moins, ceux qui dans une relation BDSM décident de tout. Si à première vue les deux dénominations semblent équivalentes, au point d’être souvent employées l’une pour l’autre, celles-ci désignent des approches très différentes de la relation BDSM. 

Le dominateur, ou son équivalent anglo-saxon top, fait, ne serait-ce que d’un point de vue étymologique, référence à la position supérieure qu’il occupe dans la relation. Il n’y a pas dans l’appellation de Dominateur de connotations ni d’appartenance ni d’enseignement Cette position dominante n’est pas immanente mais est la reconnaissance par la soumise des qualités supérieures du Dominateur. Celui-ci doit être fort, non évidemment au sens physique, mais par son aptitude à percevoir les désirs réels de la soumise, par sa force de caractère et son aptitude à la diriger. Par cette force il se place en protecteur naturel de la soumise et acquiert son respect. Le dominateur est un juste, capable à la fois d’être dur et inflexible, lorsque, la soumise ayant failli à ses devoirs, il est contraint de la punir, mais doux et tendre lorsque la soumise mérite récompense et tendresse. C’est ainsi que le Dominateur gagnera la confiance et l’affection de la soumise. C’est parce qu’il est respectable et respectueux que le Dominateur se positionne en supérieur, nul besoin pour lui, donc, de dégrader et de rabaisser la soumise pour la mettre en position d’infériorité. On est loin de l’image que donnent certains tristes sires, en mal d’existence, portant haut la majuscule sur certains chats abordant les soumises par de méprisants « à genoux chienne » ou autres incongruités, qui ne sont, eux que de pauvres avortons tout juste bons à servir de paillasson à celles qu’ils prétendent dominer. 

Le mot Maître en français a pour origine étymologique le magister latin, celui qui enseigne, le Maître est alors celui qui enseigne et guide l’élève. Les siècles ont rajouté aux pouvoirs du maître la notion de propriété, que ce soit le « maître de maison » ou le « maître des esclaves ». Ainsi en BDSM le Maître est celui qui possède et guide la soumise. Certes comme le Dominateur, dont il possède les qualités, il est en position supérieure, mais son rôle est plus complexe. En acceptant la soumise qui se donne à lui corps et âme il la reçoit comme son bien le plus précieux et ses devoirs vis-à-vis d’elle sont à la hauteur de cet engagement. Encore plus que le Dominateur le Maître doit protection à celle qui en se donnant à lui perd toutes défenses. C’est à lui de veiller sur le bien-être et l’épanouissement de celle qui a abdiqué sa liberté pour le servir et veiller à son plaisir. Mais c’est dans son rôle de guide, de Pygmalion, que le Maître prend toute sa noblesse. Certes c’est au Maître d’enseigner à la soumise l’art de le servir et de lui plaire. Mais son rôle ne se limite pas à cela, c’est à lui de mettre à jour ses désirs les plus inavoués, de l’aider à chasser ses démons, de la guider pour qu’elle devienne une femme fière et épanouie assumant totalement sa nature profonde. Ceux qui s’approchent du BDSM, croyant que le rôle du Maître est de dégrader sa soumise au point d’en faire un gastéropode qui rampe en bavouillant à leurs pieds et qui rêvent de trouver là un « coup facile » à qui ils pourront faire gober tout et surtout n’importe quoi afin de cacher leur médiocrité se fourvoient totalement et auraient meilleur temps de s’acheter une poupée gonflable.


30/04/2017
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Regard / Vous / Tu

Sources : http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f43regard et http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f44voustu

Le regard 

Pourquoi interdire à une soumise de regarder son Maître en face, alors que normalement le regard fuyant est l’apanage des lâches, de quoi ont peur ces tristes sires ? Ont-ils peur qu’en les regardant en face leur soumise voit dans leur regard la noirceur de leur âme, la bassesse des sentiments dont ils sont coupables à son égard ? Ne serait-ce pas alors à eux de baisser le regard face à celui inquisiteur de leur soumise ? Mais c’est tellement plus confortable de le lui imposer à elle. Ont-ils peur qu’en les regardant en face leur soumise leur renvoie le reflet d’un eux même qu’ils n’assument pas ? N’y verront-ils que la pitoyable caricature de ce qu’ils prétendent être ? Seulement capables de faire d’une femme épanouie une coquille vide qui se traîne à leurs pieds. Laissez votre soumise vous regarder, ne dit-on pas que le regard est le miroir de l’âme ? Dans votre regard elle verra l’intensité des sentiments que vous éprouvez pour elle, le plaisir que vous avez à sa soumission, la fierté que vous avez à être son Maître. C’est dans l’intensité de votre regard qu’elle puisera la confiance et la force qui la fera se donner un peu plus chaque jour. Dans son regard vous verrez la joie qu’elle éprouve à vous appartenir, la profondeur de son abandon, le bonheur qu’elle a à être votre soumise. Par son regard elle vous offrira le plus beau des cadeaux, celui qui à lui seul efface vos doutes, celui qui vous grandira un peu plus chaque jour. Alors osez le regard de votre soumise ! Osez être un Maître, son Maître ! Elle vous offrira le plus magique des présents … son âme.

Vous ou tu ?

Le BDSM vit avec quelques années de retard le débat qui a eu lieu au sein de la société civile et des entreprises où le « vous » a progressivement perdu du terrain au profit du « tu ». Comment une soumise doit-elle s’adresser à son Maître ? Doit-elle dire « vous » ou peut-elle dire « tu » ? Question qui agite périodiquement les forums Internet, toujours source de débats passionnés faute d’être passionnants, véritable bataille d’Hernani, transformant une banale question linguistique en querelle entre anciens et modernes. Si la position des tenants de la « soumise carpette », qui exigent le vouvoiement d’une soumise qu’ils tutoient pour bien lui faire sentir sa condition de « chienne », relève d’un folklore BDSM sans grand intérêt, les autres positions méritent qu’on s’y attarde quelques instants. Les classiques argumenteront que le « vous » étant le marqueur linguistique du respect que doit le subalterne à son supérieur, la soumise ne peut s’adresser qu’ainsi à son Maître. Par symétrie le Maître vouvoiera alors sa soumise tant pour lui signifier en retour son respect que pour lui rappeler la distance qui les sépare. Les modernes argumenteront qu’ils vouvoient couramment des gens qu’ils méprisent et que pour eux le vous est plus un marqueur linguistique de distance. Il préfèreront donc l’emploi du « tu » plus propre à favoriser la complicité qui existe au sein du couple Maître/soumise. On voit que derrière cette querelle linguistique s’expriment deux visions de la relation BDSM. Par son côte « vielle France » le « vous » correspond plutôt à une vision théâtralisée de la relation où chacun est dans un rôle ; par son coté « convivial » le « tu » correspond plutôt à une vision complice de la relation. Mais cette querelle a-t-elle lieu d’être ? Le « tu » et le « vous » ne sont finalement que des conventions de langage auxquels il ne faut pas donner plus d’importance qu’elles n’en méritent, l’important c’est le vécu de la relation, à chacun de trouver le marqueur linguistique qui corresponde le mieux à son état d’esprit. Il peut cependant être intéressant d’utiliser le « tu » et le « vous » non plus comme des marqueurs linguistiques mais comme des balises linguistiques des différents temps de la relation, le « tu » balisant les moments de vie quotidienne, le « vous » balisant l’entée dans un temps fort (jeux, punitions..) à chacun de positionner ces balises en fonction de ses envies.


30/04/2017
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Les 10 commandements de la soumise

Source : http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f41comandsoum2

1 – Par mensonge ou omission, la vérité tu ne travestiras : En aucun cas la soumise ne doit dissimuler ou travestir la vérité a son Maître. Elle devra lui faire part spontanément ses soucis de quelque nature que ceux ci soient. Elle devra lui confier spontanément ses désirs ses envies ses besoins ses fantasmes. Elle devra exprimer ses peurs ses craintes et ses doutes.

2 - Ton temps libre, tu me consacreras : La soumise se tiendra constamment à disposition du Maître pour l’accueillir ou se rendre à ses convocations. A tout instant elle se tiendra prête à satisfaire ses désirs et à obéir à ses ordres. La soumise doit s’assurer que son Maître sait à tout moment où elle se trouve. Elle doit s’assurer qu’elle est joignable a tout instant.

3 – Jamais mes décisions, tu ne contesteras : La soumise ayant toute confiance en son Maître et lui ayant remis son pouvoir, elle s’en remet donc intégralement à lui et à son jugement. Dans le cas d’une incompréhension d’une intention de son Maître, la soumise acceptera de se prêter à ses exigences, mais pourra lui mentionner son incompréhension.

4 - A mon plaisir et à mon bien être, tu veilleras : La soumise devra constamment veiller au bien-être de son Maître. Elle ira au devant de ses désirs. Elle fera passer le plaisir du Maître avant le sien elle veillera à ce que son propre plaisir ne se fasse pas obstacle à celui du Maître.

5 – Une attitude respectueuse, tu adopteras : La soumise aura en permanence une attitude respectueuse vis a vis de son Maître. Ainsi ses paroles seront judicieusement choisies, ne seront jamais agressives et encore moins ne manifesteront un quelconque signe d’impatience ou d’énervement.

6 - Parée et irréprochable, toujours tu seras : La soumise veillera à être en permanence désirable pour son Maître. La soumise portera avec fierté les tenues que son Maître lui impose. En l’absence du Maître la soumise portera des tenues neutres et évitera de provoquer le regard des autres hommes. La soumise maintiendra en tout temps une hygiène impeccable et veillera en particulier à la propreté de ses orifices.

7 - De ton corps, aucun accès tu ne me refuseras : En présence de son Maître, la soumise devra en tout temps et tant que celui-ci lui en laisse la liberté, laisser ses différents orifices à la portée de son Maître et lui en faciliter l’accès. Celui-ci disposera intégralement de sa soumise. Il pourra donc tout à loisir s’amuser avec elle.

8 - De tes fautes, le châtiment tu imploreras : Pour chaque infraction à une des règles du contrat ou à une des consignes données par le Maître, une punition sera infligée à la soumise. L’importance de la punition dépendra naturellement de la gravité de la faute, mais aussi de qui aura rapporté la faute en premier. Si la faute est avouée par la soumise avant qu’elle ne soit constatée par le Maître la punition sera moindre. Dans tous les cas la faute sera consignée dans un journal des fautes afin d’y enregistrer la punition s’y rapportant et d’apporter les correctifs nécessaires à l’éducation de la soumise.

9 - Les punitions avec gratitude tu subiras : Les punitions seront vécues comme des marques extrêmes d’attention de la part du Maître visant à faire progresser la soumise. En conséquence de quoi, la soumise s’obligera à remercier le Maître pour cette attention en lui donnant toutes marques d’humilité et d’affection.

10 - Avec quiconque, le même comportement tu adopteras : La soumise devra constamment avoir une attitude respectueuse vis a vis des autres Maîtres afin de ne pas ternir le collier qu'elle porte. Devant l’inconduite d’un Maître, elle devra lui rappeler poliment mais fermement qu’elle est la propriété exclusive de son Maître et que toute inconduite à son égard est une insulte à son Maître.


30/04/2017
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